lundi 5 octobre 2015

Le bal estival des macérations

Il y a eu plusieurs rencontres entre huiles et plantes sous le soleil d'août, dans la fenêtre de ma cuisine. J'ai envie de vous en parler.

Au menu DIY aujourd'hui, il y a les pétales de roses de Damas séchées et bio (Coop Coco), la lavande bio (Alchimiste en herbe) et la camomille allemande bio (Coop Coco).

Pour la lavande et la camomille, j'ai choisi une macération "classique" : j'ai mis les fleurs dans un pot en verre stérilisé, recouvert d'huile de jojoba, enrobé le pot en verre avec du carton obscur pour protéger de la lumière, couvert et laissé 4-5 semaines dans la fenêtre la plus ensoleillée. Si l'odeur de la lavande est extrêmement discrète dans le résultat final, celle de la camomille est absolument divine. Elle suffit à elle seule à parfumer un baume à lèvres ou une crème. J'adore!

Pourquoi la rose, la lavande et la camomille allemande? Parce que ces fleurs guérissent, apaisent, adoucissent. Parce que ces fleurs me transportent un peu plus haut, un peu plus loin, comme dans la chanson...

Pourquoi le jojoba? Parce que ces macérations serviront pour mes concoctions cosmétiques, parce que cette huile est parfaite pour les peaux mixtes et grasses et qu'en plus, elle ne rancit pas.

Est-ce l'huile la mieux indiquée pour extraire un max de propriétés des plantes? Pas sûre, mais c'est celle-là que j'ai choisie cette année.

Je suis tombée sur ce ... euh ... truc (voir image) dans une vente de garage, pour quelques sous. Je m'en sers pour filtrer mes macérations, je mets un filtre à café dedans et ça m'évite d'avoir à filtrer 2 fois, mais c'est loooong.

(Si quelqu'un sait comment ça s'appelle, ce truc, me le dire dans les commentaires, vous aurez ma reconnaissance éternelle) :D - Merci à tous ceux qui m'ont donné le nom du "truc" : un chinois. Voilà.

La lavande



La camomille



Pour la rose, j'ai plutôt choisi une macération avec intermédiaire alcoolique. J'ai arrosé mes pétales de façon à les imbiber (sans que ça coule quand on les presse) avec de l'alcool à 94% et laissé reposer 2 heures. Ensuite, j'ai mis au blender et recouvert d'huile de jojoba, puis en enlevant l'embout sur le couvercle, j'ai mixé jusqu'à temps que l'huile devienne chaude. J'ai filtré et mis en pot. Si c'était à refaire, je passerais un coup au bain-marie pour évacuer l'alcool complètement.




Après 2 heures dans l'alcool, on peut constater que la quantité a doublé et la couleur qui est plus vive.


On ne voit pas bien sur la photo, mais l'alcool qui s'évaporait faisait un nuage de fumée qui s'échappait par le haut.


Belle couleur! Hélas, l'huile filtrée n'est pas rouge du tout, même pas un peu.



Les pétales broyés, que j'ai récupérés dans un savon


J'ai aussi reçu du ciste séché de 2 gentilles de France, un ciste sauvage du Portugal et un autre du sud de la France. J'ai fait une teinture avec le ciste du Portugal bourré de résine odorante, pour piéger son odeur enivrante et merveilleuse (et ses effets bien sûr).




J'ai fait une autre macération dans l'huile de jojoba avec le ciste de France (tout aussi merveilleux, merci Sylvie!) + ce qui restait du ciste du Portugal. Pour le ciste, l'huile de jojoba n'est définitivement pas le meilleur extracteur, mais on va y croire!

Bilan du printemps / été 2015 :

Macérat de plantain sur coco fractionnée (intermédiaire alcoolique)
Macérat de millepertuis sur coco fractionnée
Macérat de jeunes pousses de sapin baumier sur huile d'olive bio
Macérat de camomille allemande sur jojoba
Macérat de calendula sur coco fractionnée (2ème batch)
Macérat de lavande sur jojoba
Macérat d'achillée millefeuille sur coco fractionnée (intermédiaire alcoolique) (efficacité impressionnante pour moi en massage pour les crampes menstruelles)
Macérat de pétales de roses sur jojoba (intermédiaire alcoolique)
Macérat de ciste sur jojoba

Teinture de millepertuis (alcool 94%)
Teinture de ciste (alcool 94%)


Je ne détaillerai pas le "comment" pour les teintures, puisque je ne les fais que pour usage cosmétique et que je ne suis pas herboriste, ni naturopathe, ni phytothérapeute. Le but est d'intégrer un peu de ces teintures dans des baumes et des crèmes.

Le vent souffle et les feuilles commencent déjà à changer de couleur. 

Suis prête pour le froid : j'ai du karité ;)

ET PLEIN DE MACÉRATS!

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Certaines personnes diront que ton outil est un tamis et d'autres appelleront ça un chinois... ;-) Tu peux aussi t'en servir pour faire de la bonne compote de pommes!

patsch a dit…

Les macérats , c'est une vraie joie !
J'aime beaucoup en faire et quand j'en ai trop , où quand ils vieillissent ...
Hop , hop ...dans un savon ;-)
Ton macérat de pétales de roses est-il odorant à défaut d'avoir la couleur ?

Sabrina K. a dit…

Merci Anonyme! Je retiens l'idée :D

Sabrina K. a dit…

Oui, mais odeur très légère. En fait, j'ai un peu triché, j'ai pris l'huile et j'ai remis des pétales dedans pour une macération lente dans la fenêtre. Je crois que la triple macération de Michèle avec pétales frais est mieux indiquée...

Sabrina K. a dit…

Ou même ce que tu es allée cueillir cette semaine, j'ai envie d'en trouver pour les écraser dans un macérat, avec des pétales. Juste au feeling, j'ai l'impression que ça ne peut pas faire de mal ;)

violette a dit…

oui c'est un chinois avec son support qui d'ailleurs a l'air fabuleux ! surtout garde le bien ça coute un bras ^_^ dis ton alcool a 94 ° tu le trouve ou ??

Sabrina K. a dit…

Merci! Il a coûté 0,50$! L'alcool, je le prends à la SAQ et ça coûte un bras aussi lol

gingembre a dit…

C'est toujours un plaisir de faire des macérâts et des teintures. Voir les liquides se colorer et sentir les plantes. Le millepertuis et la consoude donnent de très belles couleurs.
Je suis admirative de voir que tu prends des photos à chaque étape. Moi, je n'y pense jamais :)
Oui, tu es parée pour l'hiver !

Sabrina K. a dit…

Salut Gingembre! Contente de te voir par ici :) Je ne prendrais pas de photos si ce n'était pour le blog, mais je les trouve importantes pour soutenir le texte. Elle est quelle couleur, la macération de consoude? Je n'ai pas encore exploré avec celle-là, mais c'est pas l'envie qui manque.

gingembre a dit…

Michèle a parlé de la consoude ici
http://www.potions-et-chaudron.com/archives/2015/06/02/32049085.html
et là
http://www.potions-et-chaudron.com/archives/2015/08/25/32504896.html
Je pense que la consoude a bien participé à colorer ce dernier baume car elle donne aux macérâts une couleur intense, d'un très beau vert.
Je ne sais pas si je peux trouver encore de la consoude en cette saison, ni si c'est le bon moment pour la cueillir. Mais je vais me renseigner :)

Sabrina K. a dit…

Merci! :) J'ai comme l'impression que s'il y a quelque chose à cueillir ces temps-ci, ce sera plutôt la racine. Je vais lire tes liens :)

michele a dit…

Oh j'adore!
Ton enthousiasme est très communicatif et j'aime le fait que tu fasses un petit bilan de la production de l'été.

Ne va pas les oublier au fond du placard hein, elles n'ont qu'une vie annuelle.

Oui la consoude est la principale responsable de la couleur du macérat aidée par le plantain aussi bien sûr.

Sabrina K. a dit…

Je ne les oublierai pas. Elles servent tant que j'ai déjà refait calendula et camomille allemande. J'en glisse dans les baumes à lèvres et les crèmes et baumes pour mes fils. J'aime aussi chouchouter mes ami(e)s souffrant d'eczéma ou psoriasis avec ces macérations dans du karité. La consoude est un mystère pour moi, ce n'est pas une plante qu'on voit si facilement. Je pourrais l'acheter séchée chez l'herboriste, pour tester. Le temps, le temps... Merci d'être passée Michèle, je suis toujours contente de te lire.